Liège – Cologne
130 kms en 8 jours

130 kms pour rejoindre Cologne, la plus latine des villes rhénanes.

Sainte Julienne y a fait un pèlerinage. Au Moyen-Âge, la ville de Cologne est la métropole ecclésiastique dont dépendait le diocèse de Liège. Avant que celui-ci n’existât, son territoire faisait partie du diocèse de Cologne. Dans cette ville, on vénérait de nombreuses reliques, en particulier les corps des rois mages, ceux de sainte Ursule et des vierges ses compagnes, une crosse de saint Pierre et les chaînes par lesquelles Hérode l’attacha.

Liege-Cologne-126km

http://board.cirkwi.com/circuits/mes_circuits/#cdf_id_circuit=53486

La randonnée Liège-Cologne de 130 prend 8 jours de randonnée.

Route Charlemagne

CharlemagneCharlemagne régnait il y a 1200 ans sur un empire qui s’étendait sur une majeure partie du continent européen. Il est né à Liège et Aix-la-Chapelle était un des centres de cet empire. C’est là qu’il édifia un centre religieux exceptionnel, c’est de là qu’il appela vers lui tous les savants d’Europe et c’est finalement là qu’il fut inhumé après sa mort. Aix-la-Chapelle devint alors un lieu de commémoration européen.

http://www.route-charlemagne.eu/Charlemagne/index.html
https://routecharlemagne.wordpress.com/

Après avoir longé la route Charlemagne, une halte dans la belle ville d’Eupen.

Hertogenwald

Ensuite, la traversée de la superbe région de l’Hertogenwald en direction de la frontière allemande. Le « Hertogenwald », autrement dit la « Forêt des Ducs » (de Limbourg), s’étend sur la partie nord-ouest du Haut Plateau. C’est le massif de forêt domaniale le plus vaste de la Belgique.

A l’époque romaine, cette portion septentrionale de l’immense « Arduinna Silva » (Forêt d’Ardenne) fit partie – comme le reste de la région fagnarde – du domaine public de l’empire. Sous les Mérovingiens, elle devint le patrimoine personnel du souverain, qui y exerçait principalement le droit de chasse. Plus tard, sous les Carolingiens, la forêt fut comprise dans l' »Oberwald » impérial qui, depuis Röetgen, remontait vers les Hautes Fagnes. Vers XIe siècle, elle intégra le nouveau comté puis duché de Limbourg. Dès lors, le Hertogenwald allait suivre le destin de ce duché. C’est ainsi qu’en 1288, il passa dans le patrimoine des ducs de Brabant, ceux-ci étant devenus les suzerains du duché de Limbourg. En 1340, il devint la propriété des ducs de Bourgogne et, en 1477, celle des dynastes habsbourgeois. Comme le reste du pays, il subit, du XVIe au XVIIIe siècle, les dominations espagnole et autrichienne.

Le parc de l’Eifel

Au cœur du parc national de l’Eifel, dans un paysage composé de forêts et d’eau, vous pourrez expérimenter une nature à l’état sauvage qui vous fascinera. Dans ce site protégé de 110 km² (15.000 terrains de football), situé à 65 km au sud-ouest de Cologne, la nature évolue de nouveau à son propre rythme, illustrant ainsi la devise des parcs nationaux du monde entier : « laisser faire la nature ».

http://www.nationalpark-eifel.de/go/eifel/francais.html

Cologne

Cologne (Köln en allemand, Kölle en kölsch) est une ville de l’ouest de l’Allemagne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Avec environ un million d’habitants début 2014, Cologne est la plus grande ville du Land, devant Düsseldorf et Dortmund, et la quatrième ville d’Allemagne par sa population, derrière Berlin, Hambourg et Munich. Traversée par le Rhin, son agglomération de plus de deux millions d’habitants constitue le sud de l’aire métropolitaine Rhin-Ruhr, au cœur de la mégalopole européenne. La ville est notamment célèbre pour sa cathédrale, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, ainsi que pour l’eau de Cologne.

Fondée par les Romains, qui en firent la capitale de la province de Germanie inférieure, Cologne est la plus ancienne des grandes villes allemandes, ce dont témoigne un important patrimoine antique. Sa situation géographique favorable dans la vallée du Rhin en fait depuis le Moyen Âge un carrefour important en Europe. De tradition catholique, Cologne devient dès le XIVe siècle un important centre culturel grâce à son université – aujourd’hui parmi les plus anciennes au monde. Archevêché, membre de la Ligue hanséatique, elle acquiert le statut de Ville libre d’Empire en 1475. Annexée par la France de 1801 à 1815, puis sous domination prussienne, Cologne est occupée après la Première Guerre mondiale et est victime de 262 bombardements alliés entre 1940 et 1945. Après avoir perdu 95% de sa population, la ville est reconstruite et de nombreux bâtiments sont restaurés à l’identique.

La cathédrale de Cologne

(en allemand : Kölner Dom, de son nom plus officiel Hohe Domkirche St. Petrus, soit « Haute Église Cathédrale Saint-Pierre ») est une église catholique romaine de la ville de Cologne ainsi que la cathédrale de l’archevêché de Cologne. Avec ses 157 mètres de haut et ses 533 marches, elle est la deuxième plus haute église d’Allemagne et du monde pour ses tours, après la cathédrale d’Ulm.

Le 23 juillet 1164 à l’époque du Saint-Empire romain germanique, l’archevêque de Cologne Rainald von Dassel aurait selon la tradition ramené les ossements des trois rois mages comme butin de guerre à Cologne. La cathédrale est jugée trop petite pour accueillir les pèlerins venant voir la châsse des rois mages (reliquaire alors le plus célèbre de l’occident chrétien), aussi l’archevêque Engelbert II de Berg décide de construire un édifice entièrement nouveau, mais son meurtre en 1225 retarde le projet qui est repris en 1247.

Extrait de la Vita I, 11.

« Julienne partit à Cologne en pèlerinage vers les tombes des saints et des saintes pour l’affaire de la promotion de la nouvelle solennité. Le diable apparut visiblement au-dessus du char où elle était assise

La vierge du Christ vit donc que les faveurs humaines lui manquaient pour promouvoir cette solennité. Elle chercha alors à recourir, selon sa dévotion habituelle, aux faveurs divines et se proposa de visiter les sanctuaires des saints et des saintes qui reposent dans la cité de Cologne , principalement de saint Pierre, porteur des clés de la porte céleste, de saint André et des saints Apôtres, ainsi que de cette armée immaculée des onze mille vierges qui ne souillèrent pas leur vêtement mais demeurèrent vierges. Elle voulait répandre ses prières devant eux, pour que, ainsi réunis ensemble, ils obtiennent, par leur intercession auprès de la sainte Trinité, que celle-ci exalte la fête qu’elle voulait voir célébrer sur terre et dont elle lui avait imposé la promotion.

Elle partit donc en pèlerinage avec quelques sœurs de sa maison tout en cachant la cause de son pèlerinage. Mais sa seule intention était bien de demander les suffrages des saints et des saintes pour cette affaire. Or comme elle montait dans la voiture avec son groupe de sœurs (en effet, elle ne pouvait pas marcher à cause de sa trop grande faiblesse), l’esprit malin, comprenant avec sa subtilité naturelle que ce pèlerinage s’effectuait contre lui et les siens, apparut visiblement au-dessus de la voiture, essayant par toutes les forces de sa malignité de bloquer Julienne et ses compagnes.

Mais elle se protégeait avec le bouclier de ses prières et ainsi parvint à Cologne sans aucun ennui. Elle entra dans la ville, se fit d’abord introduire dans l’église Saint-Pierre et se prosterna en prière devant un des autels. Qui pourrait exprimer l’insistance de cette oraison, la dévotion de ces prières? Sans aucun doute, elle ouvrit le ciel par ses prières et son oraison parvint à l’écoute céleste: ce que la suite des événements prouva manifestement. Je vous adjure, filles de Jérusalem, par les chèvres et les faons des cerfs, vous, dis-je, qui êtes les compagnes du Christ: ne troublez pas et n’éveillez pas la bien-aimée, jusqu’à ce qu’elle-même le veuille . Mais, hélas, il en fut autrement. Au début de la soirée, ses compagnes arrivèrent et la firent lever du lieu de sa prière, de l’agrément de son riche pâturage. Mais elle resta muette et sembla totalement détachée des sens naturels.

Finalement, quand elle revint à elle dans les mains des sœurs, elle s’exclama d’une voix plaintive: «Hélas, pourquoi m’emportez-vous avant que les blés ne soient récoltés? ». Elle se défendait, je pense, parce qu’elle avait été éveillée plus vite qu’elle ne le voulait du ravissement de son sommeil et parce qu’elle était rappelée de sa moisson de fruits de dévotion et de prière dont l’abondance la délectait. Elle fit le tour de beaucoup d’églises de cette ville, demandant avec toute l’ardeur de sa dévotion les suffrages des saints et des saintes. »